Présidentielle 2012. Bruno Joncour (MoDem) ne se prononce pas publiquement
Interrogé le soir du premier tour sur sa position pour le vote de dimanche, Bruno Joncour avait dit qu'il ne s'exprimerait pas sur le sujet avant François Bayrou, le candidat du MoDem. Hier, le maire de Saint-Brieuc a tenu d'abord à rappeler, dans un communiqué de presse, son investissement personnel lors de la campagne électorale pour François Bayrou, «en relayant sur le terrain les valeurs et les propositions qui ont inspiré son projet pour la France».Un projet «crédible, qui deviendra une référence»
Un projet qui, pour lui, reste d'actualité du fait de «la lucidité et la clairvoyance de l'analyse de la situation dans laquelle se trouve notre pays; la définition des priorités à mettre en oeuvre pour répondre aux défis auxquels il est confronté; la volonté de situer des perspectives d'espoir pour l'avenir du pays, au sein d'une Europe unie et solidaire; l'exigence de rassembler les Français au-delà des clivages partisans, dans ce contexte de crise». «Je reste persuadé que la crédibilité du projet proposé par François Bayrou en cette période va devenir dans les temps prochains une référence (...)», écrit Bruno Joncour. «Ainsi conviendra-t-il alors d'imaginer et d'envisager une nouvelle configuration de la vie politique française qui soit caractérisée par la recherche d'une nouvelle cohérence, dans un meilleur respect de son pluralisme, pour répondre aux enjeux d'une société moderne, plus juste et plus humaine, sachant conjuguer progrès social et réalisme économique. (...) Mon vote au premier tour fut donc un vote d'adhésion et de conviction; c'est pourquoi j'ai souhaité le faire partager.»
«Je déciderai en conscience et en silence»
«Pour le second tour, la nécessité pour le pays reste identique: créer les conditions de le rassembler (...) pour construire un nouvel avenir inspiré des idées de l'humanisme et des valeurs de la République. Tel est l'essentiel; c'est en fonction de cet enjeu majeur que je déciderai de mon choix, même s'il y manquera cette fois l'enthousiasme et la ferveur; je déciderai donc en conscience, comme chacune et chacun des Français; en conscience et en silence comme la grande majorité d'entre eux.»
Télégramme 4 mai 2012