Ces jeunes qui militent pour leurs candidats
Deux à gauche, deux à droite... Militants, ils ont entre 16 et 23 ans et sont déjà bien engagés en politique. À quelques jours de l'élection présidentielle, ils témoignent.
Guillaume Menier, 16 ans, Mouvement des jeunes socialistes
« Je suis passionné par la politique. C'est mon père qui m'a transmis cette passion. Mes parents m'ont éduqué avec des idées de « gauche » et je resterai à « gauche ». Je milite en faisant du porte-à-porte et en distribuant des tracts. Le MJS se veut original dans ses actions : il organise des soirées thématiques, des cafés débats... Je considère que le quinquennat de Nicolas Sarkozy est un échec et la droite essaie de le faire oublier par la polémique et la provocation. Pour moi, François Hollande est le seul candidat qui propose un avenir plus juste. J'aimerais que les jeunes de mon âge s'intéressent plus à la politique. La plupart sont « neutres ». Pourtant c'est leur avenir qui est en jeu. »
Sofian Nejjari, 20 ans, jeune communiste
« J'ai commencé à m'intéresser à la politique, dès mes 14 ans, lors des manifestations contre le projet de loi concernant le contrat première embauche (CPE) en 2006. J'ai ensuite adhéré aux jeunes communistes, un des seuls partis politiques vraiment actif à Saint-Brieuc et dans le département. À travers ce parti, nous organisons régulièrement des manifestations, des meetings et nous nous retrouvons parfois à la sortie des lycées pour distribuer des tracts. Nous souhaitons surtout faire appel aux étudiants pour les mobiliser, et permettre de garder un esprit de solidarité au sein de la jeunesse. Pour les jeunes, c'est essentiel de vivre dans une société égalitaire. C'est essentiel d'aller voter. Je soutiendrai Mélenchon pour la présidentielle. Son ascension dans les sondages montre qu'il y a une véritable attente des propositions marquées à gauche dans le sens du social et de l'humain d'abord. »
Corentin Poilbout, 23 ans, MoDem
« Je suis investi au sein du MoDem depuis 2007. Je pense que l'idée d'une gauche et d'une droite est dépassée, le seul capable de porter un espoir crédible face aux illusions de la gauche et face à la volonté de diviser de la droite est François Bayrou. Je pense qu'il est indispensable que les jeunes s'activent et s'engagent dans la politique pour l'avenir de la France. Par exemple, je pense que c'est aux jeunes de répondre à la question de la dette, nous sommes condamnés à vivre moins bien que les générations précédentes. La continuité n'est pas souhaitable, le changement n'est pas suffisant, il nous faut un électrochoc et c'est Bayrou qui peut nous l'apporter. »
Aurélien Lezoraine, 20 ans, UMP
« Je suis militant à l'UMP depuis que j'ai 17 ans et j'ai ma carte depuis deux ans. Avant de m'engager, je m'intéressais à la politique, mais de loin. C'est un de mes amis militant qui m'a emmené à plusieurs réunions. Et petit à petit, je me suis impliqué, j'ai pris des initiatives... Depuis que j'ai été élu au comité de la première circonscription de Saint-Brieuc, je m'occupe surtout du blog et de la communication. Pendant la campagne présidentielle, je distribue des tracts sur les marchés, je colle des affiches et je fais du boîtage. J'assume complètement mon engagement et je respecte celui des autres. Mon meilleur ami est de gauche et ça ne pose aucunproblème. Mais je pense queNicolas Sarkozy est le meilleur candidat à la présidentielle, car il a le courage de faire des réformes et de proposer des mesures impopulaires. Les autres candidats font des propositions attirantes, mais qu'est-ce que ça va donner à long terme ? Sarkozy est dynamique. Il a eu des responsabilités politiques et il a la carrure nécessaire au niveau international. »
NB : Corentin POILBOUT tient à préciser que contrairement à ce que sous-entend l'article, il n'est ni de droite ni de gauche et que jeunes ne sont pas "condamnés à vivre moins bien que les générations précédentes" mais que "leur avenir est hypothéqué, si nous n'agissons pas maintenant".